PARCOURS D'ENTREPRENEURES - Lise Dang

Lise Dang est une jeune trentenaire audacieuse, qui a ouvert son premier restaurant, Le Petit Sao, il y a presque 5 ans à l’Île-des-Sœurs. Depuis, à force de persévérance et d'authenticité, elle a réussi à ouvrir tout récemment son 3ème établissement. 

L'audacieuse Lise a choisi de nous rencontrer dans son tout premier restaurant pour échanger sur son parcours.

Lise, comment es-tu devenue entrepreneure?

Je pense que je l'ai toujours été grâce à mes parents, qui, tous deux, ont tenu des restaurants depuis mon plus jeune âge. J'ai grandi avec leurs histoires et je me suis nourrie de leurs expériences. J'ai toujours rêvé d'avoir ma propre compagnie. Et, pendant que j'étais à HEC, je n'ai jamais réussi à me projeter dans une compagnie de finance de marketing ou autre... Entrepreneure, c'était en moi une évidence.

Quelles ont été les personnes/institutions-clé qui ont contribué à la visibilité de ton entreprise pendant sa 1ère année?

Au début, c'était super difficile sur l’Île-des-Sœurs, car nous sommes (un peu beaucoup!) cachés dans le centre Le Village. Je me souviens de cette soirée où c'était très tranquille (tellement que je travaillais seule le soir en salle) et que j'ai rencontré Anna Goodson. Elle m'a encouragé et nous a recommandé sur la page Facebook des Women in Mind Île-des-Sœurs. Ça m'a reboostée! Je ne sais pas si c'est grâce à elle mais son énergie et sa bienveillance m'ont marquée!

Comment parviens-tu à faire vivre une ou plusieurs de tes valeurs au sein de ton entreprise? 

Avec Jean-Paul, mon mari et associé, nous mettons un point d'honneur à garder les valeurs familiales qui nous ont été transmises. Nous faisons en sorte de les perpétuer et de les entretenir au travers de nos relations avec toutes nos équipes. On les voit évoluer et grandir avec nous et c'est une de nos plus grandes satisfactions dans cette aventure.
Aussi, depuis quelques années, nous sommes de plus en plus soucieux sur nos choix et notre façon de consommer. On essaye de manger de moins en moins de viande à la maison pour des raisons écologiques et éthiques, faisons attention à l'utilisation de plastique à usage unique... alors on essaye de faire évoluer le Petit Sao avec nous. Par exemple, nous avions pris la décision d'enlever le bœuf, même si cela nous a fait perdre quelques clients - nous avons par la suite instauré le Meatless Monday, nous avons ajouté un PHO vegan sur la carte et nous travaillons sur l'élaboration de nouveaux plats végétariens en permanence...

De quelle(s) erreur(s) as-tu retenu de précieux enseignements?

Que malheureusement, on ne peut pas faire confiance à tout le monde... Qu'il ne faut jamais se précipiter en brûlant certaines étapes. Et, qu'il faut faire confiance à son instinct et à la vie.

Quelles sont les sources d'inspiration qui stimulent ta créativité et renforcent ta détermination?

Je m'inspire de tout ce qui m'entoure pour la créativité : les voyages, des émissions de cuisine, des réseaux sociaux tels que Instagram ou Pinterest, les repas en famille, des beaux endroits... Pour ce qui est de ma détermination, beaucoup de discussion avec mon partenaire et mari, tous nos amis entrepreneurs et inspirants, des livres et podcasts. Et surtout, mes parents dont ma mère qui est un symbole de force après toutes ces années dans la restauration!

Avec l'expérience, quel précieux conseil donnerais-tu à une (future) entrepreneure concernant le défi du financement de son projet?

Qu'il faut croire à fond à son projet et ne pas hésiter à avoir des conseils et de l'aide de personnes qui nous font confiance et qui croient en nous. Qu'il faut des bonnes économies car lorsqu'on débute c'est difficile d'avoir du financement (surtout la restauration!) et que chaque sou investi est très très précieux!

Quels souhaits/ messages à partager avec les WIM?

Un souhait, une longue vie au Petit Sao! Je ne dirais jamais assez merci à toutes nos clientes fidèles qui nous ont supporté depuis le début, qui ont été bienveillantes avec moi/nous depuis 5 ans. Je revois toujours les mêmes visages lorsque je suis au resto. Sentir l'enthousiasme de ceux et celles qui viennent manger chez nous comme si c'était un peu chez elles, ça, ça me fait chaud au cœur!